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Chambres d’hôtes au Viêt-Nam 21 avril 2010

Posted by Cà Phê Ðá in Ego, Viêt-Nam, Voyage, voyage....
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Je crois que je n’ai jamais parlé de la situation « commerciale » de Nature-Mékong au Viêt-Nam. C’est un sujet qui revient en ce moment au centre du débat entre Hanh et moi, je vais vous en dire un peu plus.

Tout d’abord il faut savoir que la notion de « Chambres d’hôtes » ou « Bed & Breakfast » n’existe pas dans le Code du Tourisme vietnamien. En fait, selon la loi, les particuliers n’ont pas le droit d’accueillir des touristes chez eux, encore moins des touristes étrangers. Même quand vous hébergez des amis, vous devez demander l’autorisation à la police de quartier.

Il y a bien les Homestays, qui ont été autorisé pour palier au manque d’infrastructure hôtelière dans certaines régions. L’idée était, dans les campagnes, de faire dormir les touristes chez l’habitant, sous l’encadrement des compagnies publiques locales de tourisme. Le principe a été bien entendu détourné, et aujourd’hui de nombreux homestays existent sans encadrement légal, et surtout ils ont été créés de toute pièce en montant à la vite des dortoirs en bois. Dans tous les cas l’hébergement est « à la dure » avec couchage sur une natte en paille, sans eau chaude, et surtout sans aucun services.

Ensuite on tombe tout de suite dans les hôtels, resorts et villages-vacances. Les normes ne sont plus adaptées aux chambres d’hôtes, un nombre de chambres minimum est requis, parfois une piscine, des services 24/24h, une surface minimum, un capital investi minimum… C’était trop pour nous.

Nous on a choisi d’être reconnu comme une « pension de famille » (Nhà Nhgĩ), ce qui nous permet d’accueillir des gens en toute légalité sans trop de contraintes réglementaires et n’attire pas trop l’attention sur nous. Cela pose toutefois deux problèmes : d’une part les pensions ne sont pas autorisées à héberger des étrangers sans l’autorisation de la police, d’autre part les agences de tourisme vietnamien nous voient comme un hébergement très bas de gamme. Dans l’absolu cela ne nous a pas empêcher de travailler jusque-là. Premièrement nos relations avec la police de quartier sont excellentes. La déclaration de nos visiteurs est une démarches certes preneuse de temps mais jamais risquée. Deuxièmement la notion de « chambres d’hôtes » n’est pas comprise non plus, et après quelques discussions avec les agences locales et une visite de leur part, les violons s’accordent.

Ce qui nous fait revenir sur ce choix c’est que la demande s’oriente de plus en plus vers du direct (et donc de la vente au desk pour des agences locales) et du court voire très court terme. Il faut donc avoir la meilleure visibilité car la décision doit souvent être prise rapidement et un choix de mots peut-être important. Du coup nous sommes en train de soupeser l’utilité d’être reconnu comme un « village vacances ». Une nouvelle catégorie a été ouverte et nous pourrions tomber dedans. Il reste à savoir ce que ça implique comme tracasseries administratives et différences au niveau de notre statut. Si c’est pour se retrouver avec les impôts et la chambre de commerce sur le dos chaque semaine, pas la peine!

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